Association Canadienne de la construction
La voix de l’industrie la plus large au Canada
L’Association canadienne de la construction (ACC) est une organisation bénévole à but non-lucratif qui représente les intérêts nationaux et internationaux de l’industrie canadienne de la construction. Œuvrant à la conscientisation et l’amélioration des conditions, l’ACC a utilisé son poids collectif pour s’occuper des relations et des pratiques dans l’industrie, des standards pour l’éthique des affaires, de l’éducation et des questions de main-d’œuvre.
Fondée en 1918 l’ACC a maintenant 20,000 membres qui sont propriétaires ou travaillent pour une compagnie de construction. Les membres viennent d’une variété de secteurs, incluant des entrepreneurs généraux, des entrepreneurs de métier, des entrepreneurs en construction de routes, des entrepreneurs/concepteurs, des compagnies d’assurance et de finance—tous les groupes sauf les bâtisseurs de maisons unifamiliales.
L’industrie canadienne de la construction est énorme, représentant environ 6% du produit brut intérieur et employant environ 1.1 million de travailleurs.
Comment l’ACC réussit-elle à représenter les intérêts de tant de travailleurs?
Selon Michael Atkinson, président de l’ACC, l’association « passe beaucoup de temps à faire du lobbying auprès du gouvernement fédéral, d’organisations nationales et des autres industries avec lesquelles nous travaillons. »
Bonnes nouvelles
Dans son récent plan de relance de l’économie, le gouvernement alloue 9.5 milliards de dollars pendant les deux prochaines années à la construction et la réparation de l’infrastructure canadienne. Cette nouvelle ne pourrait pas être meilleure pour l’ACC. Non seulement ce budget va permettre l’emploi de milliers de Canadiens qui se sont retrouvés sans emploi, mais cela permet également la complétion de travaux qui auraient dû être complétés il y a longtemps
« En ce qui concerne les priorités, l’ACC est bien heureuse de la décision du fédéral », affirme Atkinson. « Nous leur demandons cela depuis plusieurs années, leur affirmant que l’infrastructure publique clé tombe en morceaux. Cette négligence a pour résultat que l’infrastructure ne fonctionne plus pour les Canadiens. C’est plutôt un handicap. »
« Certains groupes disent que le Canada a tellement ignoré le problème de l’infrastructure que le déficit relié à l’infrastructure est aussi élevé que 200 milliards de dollars et augmente de 6 milliards de dollars chaque année », continue-t-il. « Pas besoin de préciser que nous sommes très excités de voir le gouvernement fédéral commencer à s’occuper de ce problème. L’ACC fait ce qu’elle peut pour s’assurer que les nouveaux projets progressent rapidement. »
Maintenant que l’infrastructure reçoit ce niveau d’attention, l’ACC espère que le gouvernement continuera à en faire une priorité une fois que l’économie commencera à s’améliorer. Investir dans l’infrastructure ne devrait pas être seulement au sujet de la création d’emplois pour le moment présent. « C’est un investissement dans le futur du Canada », affirme Atkinson.
Les priorités de l’industrie
Le plan de relance de l’économie a définitivement été un point culminant pour l’ACC, mais il y a d’autres problèmes qui requièrent de l’attention. Comme la plupart des industries de métiers au Canada, une des priorités majeures en construction est la main-d’œuvre vieillissante qui devra être remplacée d’ici quelques années. Le Conseil sectoriel de la construction a estimé que d’ici 2015, si l’industrie ne remporte pas plus de succès dans le recrutement, elle devra dénicher plus d’un quart de million de nouveaux travailleurs juste pour remplacer ceux qui auront pris leur retraite et pour maintenir la demande régulière. Cette réalité représente un défi réel pour l’ACC pour au moins trois raisons et ces raisons sont devenues de nouvelles plateformes pour de nouveaux efforts de lobbying. L’ACC a un nombre de politiques et de propositions en place pour faire face à chaque obstacle.
En premier lieu, l’ACC a besoin de convaincre la jeunesse canadienne que travailler en construction représente une carrière valorisante et profitable. Les associations locales font un excellent travail en se rendant dans les écoles secondaires pour parler aux étudiants, ainsi qu’en essayant de gagner la collaboration des parents. Cependant Atkinson explique que plus d’efforts doivent être faits pour toucher les groupes traditionnellement sous-représentés dans l’industrie, comme les femmes et les groupes autochtones.
Le second—et le plus difficile—but est un amendement à la politique canadienne d’immigration. Il y a un grand nombre d’immigrants qui pourraient être utile à l’industrie, mais le processus d’immigration actuel n’est pas propice à l’immigration de gens de métier qualifiés.
« Le test canadien d’immigration considère principalement les résultats d’une personne dans le système de points », explique Atkinson, « mais la plupart des points sont attribués pour le nombre de diplômes universitaires qu’une personne possède ou sa compétence en anglais ou en français. Il n’y a pas assez de points attribués pour des compétences en grande demande ou des années d’expérience dans un métier. Il est plus facile d’entrer au pays pour un titulaire d’un diplôme en mythologie grecque que pour un soudeur expérimenté. Ironiquement, une fois que nos immigrants éduqués obtiennent leur résidence officielle, leurs qualifications ne sont pas transférées. Les industries canadiennes affirment que nous avons besoin d’un système plus stratégique afin d’être plus proactifs. Nous voulons créer une main-d’œuvre de base qui va répondre aux besoins existant dans l’industrie. »
Le troisième but pour former plus de travailleurs de la construction qualifiés est d’améliorer l’état des collèges communautaires à travers le pays. Bien que l’association soit heureuse que le budget fédéral alloue des dollars pour la réparation et l’expansion des institutions collégiales, l’ACC veut s’assurer que le gouvernement tiendra parole.
« Nous avons beaucoup de travailleurs de la construction qui viennent des collèges—superviseurs, chefs de projet et les gens de métier eux-mêmes », explique Atkinson. « Nos collèges sont en mauvais état. Ils ont été construits il y a 40 ans et n’ont pas été bien entretenus, modernisés ou agrandis depuis. Ils n’ont pas l’espace, l’équipement ou le corps enseignant pour former les nouveaux travailleurs dont nous avons besoin. »
Atkinson continue en expliquant que le Red River College au Manitoba, par exemple, a une liste d’attente de 3 ans pour les étudiants qui veulent s’inscrire au cours de menuiserie. « Notre inquiétude est que si nous réussissons à attirer plus de gens vers l’industrie de la construction, les collèges n’auront pas la capacité de les accueillir et les former», dit-il.
Ce n’est pas seulement l’industrie de la construction qui éprouve cette inquiétude— les métiers d’auxiliaires médicaux, de techniciens de laboratoire et de mécaniciens automobiles font face aux mêmes problèmes. En plus des travaux dont les collèges ont besoin, les métiers qualifiés en général ont besoin de plus d’attention afin de corriger la sévère pénurie de main-d’œuvre qualifiée.
En 2006, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a réalisé un sondage, découvrant que dans la décade qui s’en vient, la future main-d’œuvre du Canada va requérir six finissants du collège pour chaque finissant universitaire.
Le Sceau d’or
L’ACC ne fait pas seulement du lobbying pour que d’autres organisations améliorent les conditions dans l’industrie de la construction. Parfois, vous devez agir vous-même. Ces pourquoi l’ACC a développé son propre programme du Sceau d’or, un programme national de certification pour les chefs de projets, les responsables, les estimateurs, les chefs de projet propriétaires.
Le tout a commencé en 1973, lorsqu’une étude extensive de la gestion de la construction a été remise par un organisme consultatif au Ministère fédéral de l’Industrie et du Commerce. L’étude nationale identifiait les points faibles du développement de la gestion de la construction et faisait plusieurs recommandations pour améliorer l’efficacité de la gestion à travers l’éducation.
La certification est basée sur l’éducation du candidat, son expérience et sa capacité à satisfaire aux standards rigoureux du programme, reconnaissant la poursuite de l’excellence dans les métiers reliés à la gestion de la construction.
« C’est basé sur les 3 E », explique Atkinson, « expérience, éducation et examens. Les individus peuvent obtenir la certification du Sceau d’or après au moins trois ans d’expérience dans leur métier, un certain nombre d’heures de cours dans l’industrie et l’examen national. C’est un très bon programme car notre industrie devient de plus en plus technique et complexe. Nous voulons faire la promotion des cours de développement professionnel pour les travailleurs expérimentés et qui veulent se tenir au fait des tendances de l’industrie. »
Un regard vers l’avenir
L’Association canadienne de la construction sera toujours occupée, car il y a toujours de la place pour l’amélioration. En ce moment, elle se concentre sur des problèmes tels que la réforme de l’immigration, la mobilité de la main-d’œuvre et les initiatives environnementales.
L’association a remarqué du progrès dans les décisions gouvernementales, mais ils savent à quel point il est important de ne pas relâcher leur attention. « Même si l’infrastructure est sous les feux de la rampe présentement, le gouvernement pourrait éventuellement recommencer à traiter l’infrastructure de la même façon qu’auparavant, qui se résume en trois mots : concevoir, construire et oublier », commente Atkinson. « Ce serait une grave erreur. Le déficit de 200 milliards de dollars est significatif et nous ne pouvons pas ignorer les infrastructures vieillissantes. Ce n’est pas bon pour les citoyens canadiens. »
La bataille difficile continue, mais l’ACC s’engage à poursuivre le combat pour une amélioration constante.


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