Accueil | Association | RHiM

RHiM

image

Influencer la source de main-d’œuvre inexploitée du Canada

L’industrie minière canadienne est réputée comme une des plus sécuritaires dans le monde – et est dirigée par quelques-unes des personnes les plus brillantes au Canada. L’industrie minière canadienne peut être fière de son intégration des communautés locales.  On peut soutenir que l’industrie est la plus favorable aux communautés peu importe où – les relations que les sociétés minières avec les habitants du Canada sont sans égal.

Les gens ont toujours été la base fondamentale de l’industrie minière au Canada et ce depuis la découverte de charbon sur l’île du Cape Breton il y a plus de 300 ans. La diligence et le soin que les travailleurs miniers apportent à leur travail ont influencé ce que l’industrie minière canadienne est aujourd’hui devenue.

Cependant, un grand défi existe en raison des défis des ressources humaines dans l’industrie. Par exemple, le nombre de travailleurs miniers canadien de 50 ans et plus est deux à cinq fois plus élevé que celui des travailleurs miniers de moins de 30 ans. Cette réalité démographique est plus facile à percevoir dans le secteur minier que dans la plupart des autres secteurs, car l’industrie n’a pas tiré profit de ces merveilleuses sources  de travailleurs potentiels que sont les femmes, les autochtones, les jeunes et les immigrants.

Il est important de noter qu’en 2007, l’industrie minière et du traitement des minerais employait 363,000 personnes, avec l’Ontario et le Québec représentant plus de 18% de ces emplois. L’Alberta, bien sûr, représente plus de 34 % de ces emplois. Probablement plus surprenant est le fait qu’au Canada un emploi parmi 46 est relié à l’industrie minière.

Le Conseil des ressources humaines de l’industrie minière, une organisation canadienne financée en partie par le Programme des conseils sectoriels du gouvernement du Canada, a la tâche énorme de s’occuper des défis des ressources humaines dans l’industrie minière canadienne. Leur approche innovatrice a résulté en un effort collaboratif pour trouver les meilleures solutions possibles qui bénéficieront à toutes les parties prenantes. Cela signifie également que les ressources sont bien utilisées et que la promotion des pratiques d’excellence contribue à créer une meilleure industrie dans le futur.

Le mandat du RHiM
Le RHiM a trois priorités dominantes: l’attraction, la rétention et la transition des travailleurs miniers et des professionnels, les compétences, l’apprentissage et la mobilité dans le secteur et la recherche sur la viabilité de l’industrie. Les compagnies qui collaborent avec l’organisation peuvent être fières, sachant qu’elles contribuent à ces trois secteurs – lesquels vont ultimement profiter à l’industrie minière canadienne maintenant et pour les générations à venir.

Ryan Montpellier, directeur exécutif du Conseil est avec l’organisation depuis six ans et occupe cette position depuis un an et demi. Montpellier affirme que la diversité et la volonté d’intégration dans l’industrie minière sont excellentes au Canada, mais il y a plus d’efforts qui doivent être faits et ces efforts doivent être menés par et pour l’industrie « Il y a un avantages significatif à s’attaquer aux problèmes des ressources humaines ensemble en tant qu’industrie, avec la participation des sociétés minières et autres parties prenantes. Je crois que l’industrie minière réussit à être inclusive, mais nous pourrions faire mieux », raisonne-t-il.

Montpellier ajoute qu’avec la population vieillissante des travailleurs miniers l’intégration est encore plus importante – car il va définitivement y avoir une pénurie bientôt. « Ce problème de démographie est une priorité immense pour nous. Bien que la récession ait eu pour résultat qu’un plus grand nombre de gens se sont retrouvés sur le marché du travail, nous allons quand même avoir une pénurie.  Peu importe où nous en sommes dans le cycle minier, les données démographiques ne changent pas – il va y avoir un exode massif des travailleurs de l’industrie minière. Nous avons besoin d’un nombre significatif de travailleurs pour les remplacer, d’où nos initiatives actuelles. » 

Servir les intérêts publics et privés
Comme Montpellier l’a déjà affirmé, une réelle collaboration doit prendre place dans les quelques années à venir entre les secteurs public et privé afin d’attirer plus de gens vers le secteur minier. Cela veut dire qu’il incombe au Conseil de révéler o
ù sont les sources potentielles de main-d’œuvre. Présentement, la ressource la plus importante qui reste inexploitée est celle dont nous sommes géographiquement le plus proche: les communautés autochtones à travers le pays.

« Aujourd’hui, l’industrie minière est l’employeur le plus important d’autochtones au Canada. C’est logique– dans plusieurs cas nous sommes sur des terres autochtones et le niveau de partenariat entre le secteur privé, les groupes autochtones et le RHiM est réellement quelque chose dont nous devrions être fiers »,  rayonne Montpellier. En 2005, le RHiM a conduit une étude sur une période de deux ans. Cette étude jette un regard sur une variété de défis auxquels l’industrie fait face, incluant la pénurie de main-d’œuvre et l’intégration – Les efforts pour considérer une main-d’œuvre plus variée ont commencé avec cette étude. Le RHiM a rapidement développé une image associée à leur cause: « Explorez vos ressources ».L’intention était d’aider à atténuer les perceptions négatives et les stéréotypes au sujet de l’industrie minière et qui ne sont pas vrais: « Nous voulions éliminer l’image du travailleur couvert de suie, travaillant dans une opération utilisant peu de technologie, car cette image ne pourrait pas être plus éloignée de la vérité. », explique Montpellier. Le RHiM s’est attaqué à ce problème de perception et a obtenu du succès dans leur effort pour changer l’opinion des gens sur l’industrie minière, incluant les jeunes.  Ce succès a été obtenu à l’aide de trousses information envoyées aux écoles secondaires et de présentations dans les communautés.

Le RHiM a également examiné les pratiques d’excellence et voulait découvrir comment les domaines du recrutement et de la rétention s’en sortaient dans l’industrie minière et c’est de là que l’idée de l’intégration est partie. « Nous voulions découvrir ce que les autres industries faisaient pour attirer les gens, et à partir de là développer une trousse à outils pour les compagnies minières qui indiquerait les domaines où il y avait place à l’amélioration »,  se rappelle Montpellier.

L’intégration est la priorité la plus importante
Depuis, le focus a été mis sur la promotion de l’intégration des travailleurs autochtones. Montpellier explique qu’il y  a de bonnes raisons d’affaires pour les compagnies de puiser dans cette ressource: « Il y a des avantages moraux et sociaux qui viennent avec le fait d’être inclusif, mais il y a également de vraies bonnes raisons d’affaires qui ne peuvent être ignorées. Les compagnies commencent à accepter cette idée, ce qui est super en regard de la géographie et la proximité des peuples autochtones avec les sites miniers. »

En fait, près de la moitié des autochtones du Canada ont moins de 25 ans, ce qui veut dire que la main-d’œuvre est là pour que le secteur l’utilise. « Nous travaillons à améliorer la conscientisation  – c’est présentement notre plus gros défi. Nous faisons savoir aux communautés autochtones ce que l’industrie minière recherche en termes de compétences techniques et autres aptitudes. Nous avons développé un guide pour les communautés et progressons vers une industrie plus inclusive », explique Montpellier. Il ajoute que les remarques et la participation des communautés autochtones ont été cruciales pour cette question de l’intégration.

« Nous ne voulions pas que cela deviennent normatif; nous ne voulions pas informer les autochtones de ce que nous voulions, à la place nous voulions leur participation, nous voulions qu’ils nous disent ce dont ils avaient besoin pour obtenir du succès et être engagés. Nous avons travaillé conjointement avec l’Assemblée des Premières Nations et le Conseil National des Métis, ainsi que l’ITK avec le but de découvrir comment ajouter de la valeur à leurs communautés. »

En plus de ces efforts remarquables, le RHiM développe aussi un système de certification des travailleurs.  De cette façon, les travailleurs miniers non-désignés vont pouvoir travailler partout au Canada. Avec un peu de chance, les initiatives du RHiM vont aider à consolider l’industrie minière et par extension améliorer le paysage socioéconomique du Canada. « Nous ne pourrions pas faire cela sans l’aide des compagnies canadiennes qui sont des employeurs potentiels. », explique Montpellier, « mais plus que cela, nous travaillons tous ensemble à créer une culture d’intégration pour le bénéfice de tous. »  

Pour plus d’informations sur le RHiM ou ses membres, veuillez visiter www.mihr.ca.

Les défis
Les défis des ressources humaines auxquels l’industrie minière canadienne fait face incluent:
•    Faire correspondre l’offre et la demande de travailleurs
•    Attirer et retenir les travailleurs  
•    Un manque de reconnaissance des compétences
•    La mobilité de la main-d’œuvre
•    Une compétition plus forte pour les gens les plus talentueux entre les secteurs et les pays
•    Un manque d’information sur le marché du travail

Notre engagement
Nous nous engageons à activement rechercher et travailler avec toutes les communautés d’intérêts—employeurs, éducateurs, main-d'œuvre syndiquée et les groupes autochtones, entre autres— afin de développer des solutions adaptées aux besoins des ressources humaines dans le secteur minier.

Notre histoire
Le RHiM est le conseil sectoriel pour l’industrie minière et métallurgique canadienne. En tant que leader reconnu dans le développent et la mise en action de solutions nationales des ressources humaines, le RHiM contribue à la solidité, la compétitivité et la viabilité du secteur minier canadien. Les produits et services qui supportent nos actions sont basés sur une recherche solide sur les problèmes de compétence et du marché du travail qui sont les plus importants pour l’industrie minière canadienne.

Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us | Digg this story Digg
  • email Envoyer cet article par courriel
  • print imprimer
  • Plain text Simple texte