Juillet 09
Taxez-moi - Je suis canadien
Oh Canada! - nous vivons dans un pays formidable. Ou comme la légende de rock Rompin' Ronnie Hawkins le dit, le Canada est la « terre promise » Dans sa récente chanson, Ole Love, qui sera bientôt lancée, l'icône « rockabilly » qui a enflammé la Rue Yonge de Toronto au cours des années 1960-70 exprime son amour pour le Canada, qu'il a fait son pays après avoir quitté l'Arkansas de Bill Clinton pour trouver la gloire et la fortune. C'est vrai; les Canadiens peuvent être fiers de vivre dans une des nations les plus riches au monde, ainsi que du fait qu’ils peuvent apprécier un des plus hauts niveaux de liberté économique. Mais, le Canada a de gros gouvernements, de grosses bureaucraties et de gros oligopoles. Ce qui se solde par une grosse facture. Comme le slogan le dit, « Taxez-moi, je suis canadien ». Les défenseurs de taxes plus basses et de plus petits gouvernements clament que plus il y a d'argent qui reste dans les poches des consommateurs, le mieux l'économie se porte. En conséquence, les gouvernements collecteraient un revenu fiscal net plus élevé- particulièrement quand tous les secteurs fonctionnent à pleine vapeur. Mais, comme toute autre nation développée, le Canada a été frappé durement par la tourmente économique globale, suscitée par l'avarice et la corruption aux États-Unis, la crise causée par le crédit accordé à des emprunteurs peu solvables et les retombées d’une crise mondiale d'énergie avec l'or noir atteignant le montant record de 147$US le baril en juillet dernier. Cette année, le Canada aura de la chance de voir le PIB (le produit intérieur brut) augmenter de 0.5 % - le plus bas dans les derniers 60 ans, pendant que les pessimistes nous avertissent que ce n'est pas le mot RG (la récession globale) que nous devons craindre, mais DG (la dépression globale).
Ainsi ça dépasse l’imagination que les chefs politiques soient décidés à sortir plus d'argent des poches des familles qui travaillent fort pour se maintenir hors de l’eau, beaucoup de ces familles ont souffert une perte d'emploi, au moment ou les licenciements remplacent les augmentations de salaire et que la Liberté Financière 55 est une poussée hors des murs de l'entreprise lors de votre 55ème anniversaire. Le résultat net est que nous sommes surtaxés. Une famille canadienne moyenne gagnant 88,432$ cette année devra débourser un total de 37,699$ en impôts. C'est un taux fiscal obscène de 42.6 %. En d’autres mots, nous devons travailler jusqu'au 6 juin pour payer la facture fiscale, ce qui veut dire que nous travaillons pour le gouvernement presque six mois, après lesquels nous pouvons finalement garder notre argent péniblement gagné. Pendant ce temps, au sud de la frontière, le « Jour de Liberté Fiscal » pour notre partenaire commercial le plus important, les États-Unis, tombe le 13 avril, pour un taux fiscal total de 28.2 %. Pour voir à quel point l’impôt payé par les Canadiens est élevé, visitez le site Internet de l'Institut Fraser, www.fraserinstitute.org pour y visionner une vidéo. Cela peut être comique, mais croyez bien qu’il n’y a pas matière à rire. S'il y a un côté positif c’est que « le Jour de Liberté Fiscale » tombe maintenant le 6 juin, ce qui nous rend une peu plus riches qu'il y a quelques années quand il tombait le 21 juin. Le ministre fédéral des Finances Jim Flaherty, l’intraitable ministre des Finances conservateur du temps du « Common Sense Revolution » de l'Ontario, croit en une taxation plus basse et crédite sa réduction de la TPS tant détestée (la taxe sur les produits et services) de 7 % à 5 %, ainsi que les coupures sur les impôts sur le revenu personnel, la nouvelle prestation fiscale pour enfants, le fractionnement du revenu de pension, la réduction d’impôt pour aînés, le nouveau compte d'épargne libre d’impôt, en plus d'autres initiatives de réduction d’impôt comme le crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.
Cependant pendant que Flaherty parle des avantages de taxes plus basses, il pousse pour que toutes les provinces suivent l’exemple des provinces de la côte est et harmonisent la TPS avec les taxes de vente provinciales. Les groupes de lobbying, comme la Chambre de commerce de l'Ontario, veulent nous faire croire que cette décision serait bonne pour les affaires. Après tout, en 1990 lorsque les Conservateurs de Brian Mulroney ont refusé d'écouter 90 % de Canadiens qui avait dit « Non » à la TPS ou à une taxe à valeur ajoutée – le Canada est devenu la seule nation dans le monde libre forcée de percevoir, de rembourser et d’administrer deux régimes de taxe de vente - un fédéral, un provincial. Quel cauchemar pour les entreprises! La seule province à échapper à cette folie était l’Alberta, où il n'y a aucune taxe de vente provinciale. Les architectes de la TPS ont essayé de nous convaincre que cette nouvelle taxe serait bénéfique pour le Canada, puisqu’elle remplaçait la taxe cachée sur les ventes des fabricants. Toutefois, ce qu'ils ne voulait pas que les contribuables sachent était qu’Ottawa avait tranquillement augmenté la TVF à 13.5 %, pour rendre plus facile à accepter l’introduction de la TPS de 9 % qui a été plus tard réduite à 7 % et qui a été ensuite présentée comme une taxe qui permettrait d’éliminer la dette. Les électeurs n'étaient pas dupes. Leur colère a réduit les Conservateurs à un « Parti de Deux » lors de l'élection suivante. Maintenant, avec l'harmonisation, les taxes seront plus élevées car des services jamais frappés auparavant par la TVP seront maintenant taxés.
En Ontario, par exemple, là où la TPS de 5 % sera harmonisée avec la TVP de 8 % en juillet 2010, une foule de services, comme les honoraires d'avocats, seront sujets à une taxe de 13 %. L' « Ontario Real Estate Association » estime que le prix d'une transaction de biens immobiliers augmentera de 2,000$. Pire encore, bien que les maisons évaluées à moins de $400,000 soient exemptes de la taxe combinée, le « Building Industry and Land Development (BILD) Association » de l’Ontario estime que l'harmonisation ajoutera plus de 46,000$ au prix d'une nouvelle maison de 580,000$ à Toronto. Croyez-moi, à Toronto, où les maisons sont dispendieuses, 580,000$ achète une maison moyenne, pas un manoir. Ajoutez à cela la nouvelle taxe municipale de transfert de terrain du maire de Toronto, David Miller, qui double la taxe de transfert de terrain de l'Ontario - et cela ressemble au proverbial clou dans le cercueil pour un secteur de l'économie qui semble survivre à la tempête, bien que les ventes et les prix aient dégringolés. Ce printemps, nous avons observé le marché prendre lentement du poil de la bête. À un séminaire récent de l’ « Ontario Home Builders Association », les experts ont prévenu que l'harmonisation tuera la poule aux œufs d’or et forcera l'industrie, surtout les entreprises de rénovations, à travailler au marché noir.
Maintenant, voici où cela fera également mal - surtout dans le cœur industriel du Canada, où les pertes d'emploi dans le secteur automobile sont comme une hémorragie. Le prix de l'essence - qui flirte de nouveau avec des hauteurs record, bien que les prix de pétrole aient descendu de147$ US le baril aux environs de 73$ - augmentera aux pompes lorsque la TPS sera ajoutée à la TVP. Le prix des combustibles de chauffage augmentera aussi. Les prix d'électricité, qui ont atteint des hauteurs inégalées, ne seront plus exempts de la TVP, rendant l’énergie hydro-électrique plus chère. Le tabac sera également atteint par la taxe, ainsi que les services personnels comme les coiffeurs, les cotisations pour les clubs et le gym, les journaux et les magazines, le prix d’un taxi et les services professionnels d'avocats, d’architectes et de comptables. Les commissions d’agent d’immeuble seront aussi taxées. Les seules choses à rester exemptes seront les vêtements et les chaussures d'enfants, les sièges d’auto pour enfants, les livres, les couches et les produits d'hygiène féminine. L’épicerie de base, le loyer, les frais d'immeuble en copropriété, les médicaments d'ordonnance et les équipements médicaux resteront aussi exempts de la TVP et de la TPS. L'achat d'une maison revendue sera exempt de la TVP. La Chambre de commerce de l'Ontario estime qu'un système fiscal amalgamé coûterait aux consommateurs 905$ millions de plus en taxes, mais ferait économiser 1.6 $ milliards par an aux compagnies. Pourtant, beaucoup de propriétaires d'entreprise restent sceptiques. L’un a commenté sur un site Internet, « c'est le consommateur qui finira par payer plus de taxes et c'est le consommateur qui décidera s'il est disposé à payer plus de taxes sur quelque chose qui n'est pas un besoin mais un désir. À la fin, les entreprises pourraient être perdantes. ».
L'économie du Canada est souvent considérée comme une économie riche en ressources. La nappe de pétrole et la potasse de Saskatchewan assurent que l’argent continue à rentrer. Cependant le secteur industriel et ses emplois bien payés sont en train de disparaître, pendant que l'Ontario, la province la plus peuplée et par le passé le moteur économique du pays, est maintenant une province démunie. La réalité est que pendant que Bay Street et Wall Street ont reçu des subventions payées avec les dollars des contribuables, les contribuables de Main Street perdent leurs emplois et se noient sous les dettes, qui se montent maintenant à plus de 1$ trillion. Ces consommateurs représentent les deux tiers de notre économie. Des taxes plus élevées sont la dernière chose dont le Canada a besoin, surtout maintenant. Révolte?
« JOURS DE LIBERTÉ FISCALE » AUTOUR DU GLOBE
Inde – 14 mars
Australie – 22 avril
États-Unis – 13 avril
Estonie – 24 avril
Uruguay – 11 mai
Afrique du Sud -12 mai
Hongrie – 20 mai
Nouvelle-Zélande – 21 mai
Espagne - 21 mai
Slovaquie – 22 mai
Bulgarie – 27 mai
Brésil - 27 mai
Lituanie – 23 mai
Royaume-Uni – 2 juin
Belgique – 8 juin
République Tchèque- 11 juin
Croatie – 13 juin
Canada – 6 juin
Slovénie – 17 juin
Pologne – 25 juin
Allemagne – 8 juillet
France – 16 juillet
Israël – 15 juillet
Suède – 29 juillet
Norvège – 29 juillet
Linda Leatherdale est une des voix financières de confiance au Canada. Elle peut être jointe à lindaleatherdale.com. Elle est également la vice-présidente en marketing et développement des affaires pour Cambria (www.cambriausa.com)





