Octobre 09

Japon authentique - Gardons-le simple

À proprement parler, cette colonne discute de l’Europe. Il y en a tellement de cette péninsule. À l’est elle est attachée à l’immensité de la masse asiatique, elle s’allonge jusqu’à l’océan Arctique, à l’ouest, elle rejoint l’océan Atlantique et elle est baignée au sud par les eaux bénignes de la mer Méditerranéenne. Donc, nous en avons beaucoup à dire.  Quand même, de temps en temps, je m’aventure plus loin. C’est pour cette raison que je voudrais partager avec vous quelque simples, mais durables souvenirs de mes récents voyages au Japon. Le travail m’amène là-bas quelques fois pendant l’année et chaque fois, je m’approche de plus en plus d’une sensation tant convoitée: la familiarité.

« Nous avons perdu contenance »
Je vous dis cela parce que je me souviens de ma première expérience du système de métro de Tokyo. Bien qu’il roule le plus cliniquement et doucement possible et qu’il soit propre, je vous confie que je me suis senti submergé.  J’avais simplement besoin d’aller au sud-est, à partir de la station centrale de la ville Otemachi pour arriver à Harajuku où j’avais prévu d’aller voir la toujours étrange mode cosu-pure-j (performance en costume) sur Takeshita-dori et de voir les anciennes images sur des blocs en bois Ukiyo-e, à Ukiyo-e Ota Memorial Museum of Art. Je me souviens de m’être tenu devant une carte du métro, immergé dans l’intense urgence de la foule frémissante et entendant à moitié une série sans fin d’avis débités sur ce ton nasal et élastique et qui me semblaient rebondir sur tout ce que brillait, mon front inclus.

Je pensais avoir identifié la route, je me dirigeais donc vers des distributeurs de billets. Cela a été ma fin, je suppose. Me noyant dans des données incompréhensibles, j’ai dû retourner à l’extérieure et m’assoir, me débarrasser du bruit et des couleurs et lignes indéfinies de cette carte du métro avant d’essayer encore. Étant un homme, je n’ai pas demandé d’aide, même si j’avais atteint un niveau où je ne savais et ne comprenais rien de tout. Comme j’ai dit, submergé, mais à la fin, je suis arrivé à ma destination.

L’amour des gens simples
Après quelques voyages, ça devient plus simple, et il y a un plaisir très simple que j’apprécie toujours. Je l’ai fait récemment à Nagoya et il s’agit de cet acte ordinaire d’entrer dans des pubs situés dans des petites rues (en opposition à me rendre en autopilote chez Starbucks). Cette fois, j’ai trouvé un endroit caché dans les ombres de la Mode-Gakuen Spiral Towers, qui accueillent les écoles de mode, médicales et d’informatiques avec un style suprême et super avancé qui ne nuit pas à l’environnement et qui résiste aux tremblements de terre. Le pub, en un contraste délicieux, offre un menu en anglais et se décrit comme: « Un restaurant-bar japonais traditionnel, pour des gens simples».

J’ai commandé une bière, des légumes marinés et un poulet avec de la sauce épicée préparé par le barman sur un gril près de l’évier. J’ai mangé au bar, couvert avec du bois qui avait bien 30 centimètres d’épaisseur. À ma gauche, un couple d’âge moyen et sur ma droite, un homme mince et démonstratif d’à-peu-près soixante, soixante-dix ans (impossible à dire) qui bavardait et riait avec un homme beaucoup plus jeune au sujet de je ne saurai jamais quoi. Ils étaient en train de boire de la bière pendant qu’un autre homme, d’affaires celui-là, qui semblait bien trop malin pour être dans la catégorie des salariés, était en train de verser du saké jusqu’au bord d’un verre très élégant et carré, l’excès étant recueillis dans un petit plateau en bois.  Je voulais rester là, mais je voulais me coucher tôt. Je ne me suis pas du tout rendu compte que quelqu'un m’observais, mais, comme je sortais par la petite entrée, l’homme, le plus vieux, m’a dit en souriant : « A bientôt Charlie Sheen ! » et tout les autres m’ont souri. 

Je n’ai pas retenu le nom du pub. Mais, ce n’est tout à fait important. Ils sont partout, à l’occasion animés et, à l’occasion, calmes et intimes comme celui de ce mardi à 6:30 de l’après-midi.

Le pachinko de Dante
Une autre chose très amusante à faire, jusque pour l’expérience, c’est d’aller dans un petit salon de pachinko. Lorsque vous quittez les rues, pour y entrer, vous franchissez les portes d’un nouveau niveau d’enfer (ou de paradis) selon ce que vous pensez de ce genre de choses. Ce genre d’endroits, très souvent disposés sur plusieurs étages, possèdent des files interminables de machines à jouer, serrées les unes contre les autres, chacune jouant de la musique, des messages et arborant des lumières brillantes… et qui roulent. Et tout le monde est assis sur des petits tabourets fixes et bas et semble fumer. La loi japonaise prévient le paiement en argent. Au contraire, les joueurs reçoivent des billes en acier qu’ils pourront échanger contre des prix. Il m’a été dit que les gagnants amènent ces billes chez un commerce local-disons organisation criminelle- qui les échangera contre de la l’argent.

Si vous cherchez « pachinko » sur youtube vous aurez une idée de ce qu’il s’agit. Rien, cependant, ne surpasse la réalité puissante du petit salon de pachinko-lorsque vous ouvrez la porte pour la première fois, c’est comme d’entrer dans une tempête psychédélique. Ma récente visite dans un salon de pachinko (je n’y ai pas encore joué) à Nagoya a démontré la politesse délicieuse et les bonnes manières de ces gens qui travaillent dans l’industrie du service au Japon. C’était plein de sourires, de saluts et de bienvenus chuchotés par tous les membres du personnel qui m’ont vu.

Si vous n’êtes pas des visiteurs réguliers du Japon, il y a une autre façon de trouver vos balises. Vous pourriez contacter un homme qui s’appelle Charlie Spreckley. Il y a quelques années, Charlie a abandonné son boulot comme rédacteur pour un magazine d’infos sur Tokyo pour commencer un service qui s’appelle « Bespoke Tokyo » (Tokyo fait sur mesure).  Maintenant, il offre des safaris urbains pour des marcheurs de ville, des individus et des sociétés, révélant les secrets cachés de la capitale et, évidemment, du reste du pays.

Ici, un extrait du site web  « …safaris sur mesure à Tokyo et à travers le Japon afin de créer des expériences uniques et de valeur… Nos clients auront l’accès à notre savoir approfondi sur ce pays en train de changer rapidement, à partir des dernières tendances des consommateurs et en passant par les nouveaux restaurants les plus à la mode jusqu’aux endroits les moins connus et une gamme sans valeurs de contacts. . « Vérifiez par vous-mêmes : www.bespoketokyo.jp. On dirait un lien utile.

À bientôt. <<fin>>